CAMPAGNES

Renforcer la capacité de la main-d’œuvre

Une main-d’œuvre solide en soins à domicile et en milieu communautaire est essentielle pour garantir que les Canadiennes et les Canadiens puissent accéder à des soins de qualité, en temps opportun, dans leur domicile et leur communauté. Toutefois, les pénuries de personnel, la demande croissante ainsi que les défis liés au recrutement et à la rétention continuent d’avoir des répercussions sur la prestation des soins partout au pays. Grâce à la collaboration avec des leaders du système de santé, des prestataires de soins, des proches aidants et des décideurs, l’Association canadienne de soins et services à domicile (ACSSD) travaille à cerner et à faire progresser des solutions qui soutiennent le développement de la main-d’œuvre, améliorent la performance du système et renforcent l’avenir des soins à domicile et en milieu communautaire.

Nous sommes des proches aidants. Nous aidons les familles canadiennes chaque jour. Nous ne sommes pas des chiffres. Nous sommes des êtres humains avec des espoirs, des rêves et des enfants qui méritent la stabilité.

J’aimerais qu’il existe une autre voie. Même par l’entremise d’Entrée express, je ne peux pas créer de profil dans une catégorie de profession en demande puisque mon emploi de niveau FEER 4 n’est pas considéré comme étant en demande.

La main-d’œuvre en soins à domicile, et en particulier les préposé(e)s aux services de soutien à la personne (PSW), est déjà vulnérable en raison de salaires plus faibles que dans d’autres segments du secteur de la santé. Les réductions apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires entraînent une diminution du nombre de nouvelles admissions chaque année, ainsi qu’un nombre réduit de renouvellements de permis pour les résidents temporaires travaillant actuellement en soins à domicile au Canada. Nous avons déjà perdu, et continuons de perdre, des travailleuses et travailleurs qualifiés en soins à domicile en raison de la hausse des permis de travail expirés ou arrivant à échéance. Il est essentiel de s’attaquer immédiatement à cette situation afin de maintenir les niveaux actuels de services de soins à domicile et, de façon critique, de soutenir un système de santé fonctionnel alors que la population canadienne vieillit et que la demande augmente rapidement.

Je suis préposé(e) aux services de soutien à la personne (PSW) et j’ai travaillé en soins à domicile, en soutenant des clients dans leur domicile pour répondre à leurs besoins quotidiens. Ce travail est profondément important pour moi — ce n’est pas seulement un emploi, mais une responsabilité que je prends très au sérieux. J’ai développé des liens avec mes clients, et le fait de faire partie de leur vie et de leurs routines quotidiennes a été extrêmement significatif pour moi. Malheureusement, en raison de la perte de mon autorisation de travail, je ne peux plus exercer mon rôle. Cette situation est très difficile à vivre. Ce qui la rend encore plus difficile, c’est de savoir qu’il existe un réel besoin de travailleuses et travailleurs en soins à domicile, alors que plusieurs d’entre nous, formés, expérimentés et prêts à travailler, ne peuvent pas le faire en raison de retards liés à l’immigration et de lacunes dans les politiques.

Je souhaite contribuer aux soins à domicile et en milieu communautaire au Canada, mais je suis plutôt bloquée, incapable d’avancer, incapable de subvenir à mes besoins et incertaine de ce que l’avenir me réserve.

Il est nécessaire d’adopter des politiques plus souples et empreintes de compassion afin d’éviter que des personnes perdent leur statut et de leur offrir des voies d’accès plus claires et plus stables pour l’avenir.

Sur le plan émotionnel, la situation a également été très difficile. Être séparée de mes clients sans préavis ni possibilité de leur dire au revoir a été éprouvant. En soins à domicile, la continuité est essentielle. Les clients comptent sur des visages familiers et des routines stables, et je m’inquiète des répercussions que ces interruptions peuvent avoir sur eux également. À ce stade-ci, je fais de mon mieux pour garder espoir, mais l’incertitude est parfois accablante. Je souhaite sincèrement continuer à contribuer au système de santé et à soutenir les personnes qui dépendent des soins à domicile.

Si le gouvernement pouvait au moins faciliter le renouvellement des permis de travail par les employeurs pour leurs employés, cela nous donnerait davantage de temps pour poursuivre nos démarches en vue d’obtenir la résidence permanente. Je connais de nombreuses personnes dans ma communauté — particulièrement dans les milieux de soins communautaires — dont le permis de travail doit expirer en mai. Ma famille et moi sommes sur le point de perdre notre statut, ce qui signifie que nous devrons cesser de travailler. J’espère que ce message saura toucher le cœur des décideurs.

Ils devraient au moins cesser d’agir comme si les personnes qui travaillent dans le milieu communautaire n’existaient pas. Si nous choisissions tous de travailler dans les établissements de soins de longue durée, qui prendrait soin des personnes vivant dans la communauté?

Je suis venu(e) travailler dans ce secteur parce qu’il était en demande, mais il n’y a aucun intérêt à occuper un emploi sans sécurité d’emploi.

J’ai présenté une demande dans le cadre du Programme pilote d’immigration des aides à domicile lancé le 31 mars 2025, avec l’espoir d’un avenir stable et de la possibilité de contribuer de manière significative au secteur des soins au Canada. Toutefois, les récents changements aux politiques d’immigration et les incertitudes actuelles m’ont placée dans une situation très difficile et douloureuse. À ce jour, je suis dans une impasse. Le renouvellement de mon permis de travail a été refusé, et j’ai perdu mon statut. Cela a des répercussions sur tous les aspects de ma vie : ma capacité à travailler, à soutenir ma famille et à maintenir une stabilité. Il est profondément éprouvant de me retrouver dans cette situation alors que j’ai suivi activement les voies légales appropriées. Ce qui rend la situation encore plus difficile, c’est de savoir que je suis prête et disposée à travailler dans un secteur qui a un besoin urgent de main-d’œuvre.

J’ai travaillé comme aide-soignant(e) auprès de cette famille pendant près de deux ans, depuis que j’ai soumis ma demande en avril 2024. Ce fut une véritable montagne russe, particulièrement en raison des difficultés financières. Je ne sais plus quoi faire; j’ai des obligations financières envers mes enfants et ma mère est malade. J’espère que le gouvernement portera attention à cette situation. Les changements récents apportés aux délais de traitement et à la perte possible de statut me donnent un sentiment de désespoir. J’espère qu’ils verront à quel point nous sommes des travailleuses et travailleurs essentiels au système de santé et à la communauté.

J’espère sincèrement que nos expériences seront prises en considération et que des mesures concrètes seront prises pour rétablir l’autorisation de travail des travailleuses et travailleurs en soins à domicile.

Nous sommes des proches aidants. Nous aidons des familles canadiennes chaque jour. Nous ne sommes pas des chiffres. Nous sommes des êtres humains avec des espoirs, des rêves et des enfants qui méritent de la stabilité.

Faits saillants

Le Canada fait déjà face à une pénurie nationale de travailleuses et travailleurs en soutien à domicile, de proches aidants et d’occupations connexes, ce qui limite la capacité de la main-d’œuvre nationale à répondre à la demande croissante de soins à domicile. (EDSC, 2025)

Les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires (TET) représentent 7,9 % de la main-d’œuvre des soins de santé à domicile au Canada — une proportion nettement plus élevée que dans les autres secteurs de la santé. (Statistique Canada, 2022)

Plus de 40 % des nouveaux arrivants (2016-2021) travaillant dans le secteur de la santé étaient employés dans les services infirmiers, les soins en établissement ou les services de soins à domicile. (IRCC, 2025)

Les récentes modifications des politiques d’immigration devraient entraîner une réduction d’environ 43 % du nombre de nouveaux résidents temporaires entre 2025 et 2026. (IRCC, 2025)

Près de 30 % des travailleuses et travailleurs de la santé interrogés en juin ont indiqué que leur visa arrivera à expiration, les exposant ainsi au risque de devoir quitter le Canada. (SEIU Healthcare, 2026)

56 % des proches aidants estiment que l’amélioration des voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleuses et travailleurs migrants en soins devrait être une priorité. (CCCE, 2026)

La fermeture du Programme pilote d’immigration des aides à domicile, combinée à des arriérés de traitement s’étendant sur plusieurs années, limite considérablement les voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleuses et travailleurs essentiels en soins à domicile.

Sans intervention, environ 7 millions de visites de soins à domicile réalisées par plus de 8 000 travailleuses et travailleurs étrangers temporaires pourraient être compromises d’ici 2029 en Ontario seulement, perturbant les soins de plus de 30 000 personnes. L’impact réel devrait être nettement plus élevé à l’échelle nationale.

Une mobilisation pancanadienne pour préserver la continuité des soins

L’ACSSD a lancé une campagne de rédaction de lettres exhortant le gouvernement fédéral à protéger et à soutenir les travailleuses et travailleurs des soins à domicile et en milieu communautaire à la suite des récentes modifications aux politiques d’immigration. Les Canadiennes et les Canadiens ont répondu massivement à cette initiative. Au cours des trois premiers mois de la campagne, plus de 1 000 Canadiennes et Canadiens ont envoyé plus de 10 000 lettres aux ministres fédéraux responsables des soins à domicile et de l’immigration, ainsi qu’au Bureau du premier ministre et à leur député fédéral.

Avec votre soutien continu, nous visons à atteindre 20 000 lettres d’ici la fin de l’été.

Le visuel ci-dessous présente le nombre de lettres soumises à ce jour ainsi que les régions du Canada où les répercussions de ces changements se font sentir.

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1098 des 2000 actions prises

Politiques d’immigration et de main-d’œuvre

Les récentes modifications des politiques d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), visant à réduire le nombre de résidents temporaires, créent des défis pour la stabilité de la main-d’œuvre en soins à domicile et en milieu communautaire. Le durcissement des conditions liées au renouvellement des permis de travail et aux voies d’accès à la résidence permanente limite l’accès à une main-d’œuvre essentielle, à un moment où les pénuries de personnel au pays continuent de s’accentuer. Une meilleure harmonisation entre les politiques d’immigration et la planification de la main-d’œuvre en santé est nécessaire afin de répondre à la croissance des besoins en soins.

Bien que ces changements touchent de nombreux secteurs, leurs répercussions sur les soins de santé sont particulières. Les soins à domicile constituent un secteur à forte demande qui dépend largement de travailleuses et travailleurs formés à l’étranger pour soutenir la santé, l’autonomie et la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens. Une réduction importante de cette main-d’œuvre limiterait l’accès aux soins, augmenterait la pression sur les hôpitaux et accentuerait la charge des proches aidants.

Ce mémoire stratégique, publié en mars 2025, examine les répercussions des récentes politiques d’IRCC sur la stabilité de la main-d’œuvre en soins à domicile et en milieu communautaire. Il analyse les restrictions liées au Programme des travailleurs étrangers temporaires, les limitations des voies d’accès à la résidence permanente, les pénuries de main-d’œuvre projetées et les conséquences systémiques — notamment sur les patients, les proches aidants, le système de santé et l’économie — tout en présentant des recommandations fédérales visant à protéger la capacité de prestation des soins.

Durabilité de la main-d’œuvre

La main-d’œuvre des soins à domicile et en milieu communautaire au Canada est soumise à une pression nationale soutenue, avec des projections indiquant des pénuries persistantes jusqu’en 2033. Alors que le Canada amorce sa transition vers une société hypervieillissante, la demande en soins à domicile et en milieu communautaire devrait augmenter plus rapidement que la capacité du système à former, recruter et retenir des travailleuses et travailleurs au pays.

Parallèlement, l’instabilité de la main-d’œuvre affecte déjà la continuité des services. L’insuffisance de personnel contribue à accroître la pression sur les hôpitaux et les systèmes de soins de longue durée, à réduire l’accès aux soins communautaires et à augmenter les coûts publics associés à la prestation de soins en milieux plus aigus.

Il ne s’agit pas d’un simple enjeu de recrutement à court terme, mais d’un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande.

L’optimisation de la main-d’œuvre doit donc inclure à la fois le renforcement des bassins de main-d’œuvre domestiques et le maintien de l’accès aux voies de recrutement international, qui jouent actuellement un rôle essentiel dans le maintien de la prestation des services. Restreindre un levier sans agir sur l’autre risque de déplacer la pression vers les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée sans résoudre les contraintes de capacité sous-jacentes.

Une stratégie coordonnée axée sur les soins à domicile exige des investissements soutenus tant dans le développement de la main-d’œuvre que dans la capacité du système, afin de garantir que les soins puissent être prodigués là où ils sont le plus souhaités : à domicile et dans la communauté.

Chronologie des politiques et répercussions sur le système

Le calendrier présente les principaux changements en matière de politiques d’immigration et de main-d’œuvre entre 2024 et 2026, ainsi que leurs répercussions en aval projetées sur la capacité des soins à domicile et en milieu communautaire, la stabilité de la main-d’œuvre et la prestation des services jusqu’en 2029, sur la base des trajectoires politiques actuelles.

Agir maintenant

Cette page est mise à jour régulièrement au fur et à mesure que de nouvelles informations, des développements de la campagne et des témoignages deviennent disponibles. Nous vous encourageons à la consulter fréquemment pour prendre connaissance des dernières mises à jour et des possibilités de participation.

Derrière les données sur la main-d’œuvre et les politiques se trouvent des personnes — des travailleuses et travailleurs des soins, des proches aidants et les personnes qui en dépendent chaque jour. Passez à l’action pour partager votre expérience, soutenir cette priorité et contribuer à renforcer les soins à domicile et en milieu communautaire au Canada.

Expériences vécues

Nous avons invité les personnes à partager la façon dont les récentes modifications des politiques d’immigration touchent leur vie et leur travail. La forte réponse de notre communauté met en évidence l’ampleur des répercussions de ces changements. Ci-dessous, des travailleuses et travailleurs des soins, des proches aidants et des leaders du secteur de la santé partagent leurs témoignages sur la façon dont ces politiques les touchent, ainsi que leurs familles, les personnes dont ils prennent soin et l’ensemble du système de santé.

Nous sommes des proches aidants. Nous aidons les familles canadiennes chaque jour. Nous ne sommes pas des chiffres. Nous sommes des êtres humains avec des espoirs, des rêves et des enfants qui méritent la stabilité.

J’aimerais qu’il existe une autre voie. Même par l’entremise d’Entrée express, je ne peux pas créer de profil dans une catégorie de profession en demande puisque mon emploi de niveau FEER 4 n’est pas considéré comme étant en demande.

La main-d’œuvre en soins à domicile, et en particulier les préposé(e)s aux services de soutien à la personne (PSW), est déjà vulnérable en raison de salaires plus faibles que dans d’autres segments du secteur de la santé. Les réductions apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires entraînent une diminution du nombre de nouvelles admissions chaque année, ainsi qu’un nombre réduit de renouvellements de permis pour les résidents temporaires travaillant actuellement en soins à domicile au Canada. Nous avons déjà perdu, et continuons de perdre, des travailleuses et travailleurs qualifiés en soins à domicile en raison de la hausse des permis de travail expirés ou arrivant à échéance. Il est essentiel de s’attaquer immédiatement à cette situation afin de maintenir les niveaux actuels de services de soins à domicile et, de façon critique, de soutenir un système de santé fonctionnel alors que la population canadienne vieillit et que la demande augmente rapidement.

Je suis préposé(e) aux services de soutien à la personne (PSW) et j’ai travaillé en soins à domicile, en soutenant des clients dans leur domicile pour répondre à leurs besoins quotidiens. Ce travail est profondément important pour moi — ce n’est pas seulement un emploi, mais une responsabilité que je prends très au sérieux. J’ai développé des liens avec mes clients, et le fait de faire partie de leur vie et de leurs routines quotidiennes a été extrêmement significatif pour moi. Malheureusement, en raison de la perte de mon autorisation de travail, je ne peux plus exercer mon rôle. Cette situation est très difficile à vivre. Ce qui la rend encore plus difficile, c’est de savoir qu’il existe un réel besoin de travailleuses et travailleurs en soins à domicile, alors que plusieurs d’entre nous, formés, expérimentés et prêts à travailler, ne peuvent pas le faire en raison de retards liés à l’immigration et de lacunes dans les politiques.

Je souhaite contribuer aux soins à domicile et en milieu communautaire au Canada, mais je suis plutôt bloquée, incapable d’avancer, incapable de subvenir à mes besoins et incertaine de ce que l’avenir me réserve.

Il est nécessaire d’adopter des politiques plus souples et empreintes de compassion afin d’éviter que des personnes perdent leur statut et de leur offrir des voies d’accès plus claires et plus stables pour l’avenir.

Sur le plan émotionnel, la situation a également été très difficile. Être séparée de mes clients sans préavis ni possibilité de leur dire au revoir a été éprouvant. En soins à domicile, la continuité est essentielle. Les clients comptent sur des visages familiers et des routines stables, et je m’inquiète des répercussions que ces interruptions peuvent avoir sur eux également. À ce stade-ci, je fais de mon mieux pour garder espoir, mais l’incertitude est parfois accablante. Je souhaite sincèrement continuer à contribuer au système de santé et à soutenir les personnes qui dépendent des soins à domicile.

Si le gouvernement pouvait au moins faciliter le renouvellement des permis de travail par les employeurs pour leurs employés, cela nous donnerait davantage de temps pour poursuivre nos démarches en vue d’obtenir la résidence permanente. Je connais de nombreuses personnes dans ma communauté — particulièrement dans les milieux de soins communautaires — dont le permis de travail doit expirer en mai. Ma famille et moi sommes sur le point de perdre notre statut, ce qui signifie que nous devrons cesser de travailler. J’espère que ce message saura toucher le cœur des décideurs.

Ils devraient au moins cesser d’agir comme si les personnes qui travaillent dans le milieu communautaire n’existaient pas. Si nous choisissions tous de travailler dans les établissements de soins de longue durée, qui prendrait soin des personnes vivant dans la communauté?

Je suis venu(e) travailler dans ce secteur parce qu’il était en demande, mais il n’y a aucun intérêt à occuper un emploi sans sécurité d’emploi.

J’ai présenté une demande dans le cadre du Programme pilote d’immigration des aides à domicile lancé le 31 mars 2025, avec l’espoir d’un avenir stable et de la possibilité de contribuer de manière significative au secteur des soins au Canada. Toutefois, les récents changements aux politiques d’immigration et les incertitudes actuelles m’ont placée dans une situation très difficile et douloureuse. À ce jour, je suis dans une impasse. Le renouvellement de mon permis de travail a été refusé, et j’ai perdu mon statut. Cela a des répercussions sur tous les aspects de ma vie : ma capacité à travailler, à soutenir ma famille et à maintenir une stabilité. Il est profondément éprouvant de me retrouver dans cette situation alors que j’ai suivi activement les voies légales appropriées. Ce qui rend la situation encore plus difficile, c’est de savoir que je suis prête et disposée à travailler dans un secteur qui a un besoin urgent de main-d’œuvre.

J’ai travaillé comme aide-soignant(e) auprès de cette famille pendant près de deux ans, depuis que j’ai soumis ma demande en avril 2024. Ce fut une véritable montagne russe, particulièrement en raison des difficultés financières. Je ne sais plus quoi faire; j’ai des obligations financières envers mes enfants et ma mère est malade. J’espère que le gouvernement portera attention à cette situation. Les changements récents apportés aux délais de traitement et à la perte possible de statut me donnent un sentiment de désespoir. J’espère qu’ils verront à quel point nous sommes des travailleuses et travailleurs essentiels au système de santé et à la communauté.

J’espère sincèrement que nos expériences seront prises en considération et que des mesures concrètes seront prises pour rétablir l’autorisation de travail des travailleuses et travailleurs en soins à domicile.

Nous sommes des proches aidants. Nous aidons des familles canadiennes chaque jour. Nous ne sommes pas des chiffres. Nous sommes des êtres humains avec des espoirs, des rêves et des enfants qui méritent de la stabilité.

Cette page est mise à jour régulièrement au fur et à mesure que de nouvelles informations, des développements de la campagne et des témoignages deviennent disponibles. Nous vous encourageons à la consulter fréquemment pour prendre connaissance des dernières mises à jour et des possibilités de participation.

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